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Dossier/ A LA MÉMOIRE ÉTERNELLE DU CHANTEUR URUGUAYEN DANIEL VIGLIETTI

mercredi 1er novembre 2017, par AC Festinhumour/ Divers auteurs

Dossier/ A LA MÉMOIRE ÉTERNELLE DU CHANTEUR URUGUAYEN DANIEL VIGLIETTI

Association Culturelle Festinhumour-Suisse

Articles, vidéos…

Daniel Alberto Viglietti Indart (né le 24 juillet 1939 à Montevideo (Uruguay) et mort dans la même ville le 30 octobre 2017), chanteur, compositeur et guitariste, est l’un des plus importants artistes de la chanson populaire de l’Uruguay.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Viglietti

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C’est Daniel Viglietti, et si c’est Daniel Viglietti, celui qui a composé de grands succès de la musique américaine tels que “Chanson pour mon Amérique”, “Déclaration d’amour au Nicaragua” ou “La vieille patrie”, impossible de ne pas lui demander ce qu’il pense de la nouvelle orientation prise par le continent. “Je n’ai qu’une seule voix et il est difficile de répondre à une question aussi polyphonique que celle-ci. Dois-je chanter les aigüs de Cuba ou les graves de Haïti ? Evoquer la prison de Milagro Salas à Jujuy ou le crime impuni d’Ayotzinapa au Mexique ?”, observait-il, avec acuité et pertinence, à la veille de son concert du samedi 11 février au Caras y Caretas (Sarmiento 2037), dans lequel il comptait mêler thèmes nouveaux et sujets anciens.” Il s’agira d’une promenade réunissant différents styles de musique, des êtres à ne pas oublier, des histoires d’amour et de résistance, avec une touche d’humour, à partir de chansons que j’ai pour la plupart composées moi-même et que je vais choisir depuis mes débuts en 1957 jusqu’en 2017, année où nous commémorons le centenaire de la naissance de ‘la seule violette qui soit née d’une treille’ (Violeta Parra), comme j’aime à l’appeler”, souligne le chanteur, évoquant le cinquantenaire de la disparition physique de la géniale et impétueuse Chilienne (voir note séparée).

“Entre deux chansons, je laisserai libre cours à quelques souvenirs et à mon imagination. Je serai heureux que l’on chante avec moi à l’occasion et si l’un ou l’autre spectateur quitte la salle en dialogant avec lui-même ou en éprouvant au fond de lui une certaine émotion. Je crois qu’il n’y a pas de conscience sans émotion, ajoutait le chanteur uruguayen, tout en se demandant comment revenir à la question initiale. “Je ne connais pas grand chose en économie : je ne sais qu’ajouter, alors que diviser est paradoxal. Il y a certes une de mes chansons qui se termine par “un plus un égale trois”. C’est l’une de celles que j’aime appeler ‘de l’intérieur’, pas parce qu’elles seraient de la campagne – ce qu’elles ne sont pas – mais parce qu’elles permettent de plonger à l’intérieur de soi-même, comme “La main impaire”, “De tête” ou “Chanson bicéphale”. J’en chanterai quelques-unes de ce genre au cours du récital, dont on m’a dit qu’on y accèderait sans masque, bien que l’on soit en plein carnaval, et je le ferai en connaissance de cause, sachant qu’alternent dans le programme le sentiment collectif et l’introspection.”. (Traduction de Philippe Stroot-ASC GE)

3 novembre 2017

Daniel Viglietti chante à jamais pour une nouvelle humanité !

Wilma JUNG

« Je veux rompre la vie,
combien je voudrais la changer... »
Daniel Viglietti

Daniel Viglietti est né en 1939 à Montevideo (Uruguay). Il a vécu dans une famille de musiciens : sa mère, pianiste classique, son père, guitariste, écrivain et folkloriste ainsi que son oncle, pianiste et directeur musical, l’ont fortement influencé et poussé à aimer la musique et la poésie. Il a reçu une excellente formation musicale au Conservatoire National de Musique de l’Université de Montevideo. Le jeune Viglietti admirait simultanément Stravinsky et Atahualpa Yupanqui, car – disait-il – « il n’y a pas de frontières de valeurs entre eux ».
Son activité publique commence en 1960 dès l’âge de 21 ans. Il n’est pas seulement un musicien-compositeur qui chante avec modestie, sincérité, joie, douleur, espoir et passion, l’univers latino-américain. Il est aussi, compositeur de musique pour le théâtre et le cinéma, un journaliste réputé, un homme de radio, ainsi qu’un pédagogue actif : il crée et dirige des ateliers d’enseignement musical et fait connaître la richesse de la musique latino-américaine à travers ses programmes de radio et de télévision.
En 1972, les militaires uruguayens veulent emprisonner sa voix, mais une grande mobilisation du peuple et le soutien de personnalités internationales, dont Miguel Angel Asturias, Jean-Paul Sartre, Julio Cortázar, Oscar Niemeyer réussissent à le sortir de prison. Il se voit cependant contraint de quitter son pays, vers l’exil. Pendant 11 ans les militaires interdisent la diffusion de l’œuvre de Daniel Viglietti en Uruguay. Il s’établit à Paris et y travaille avec la vigueur et l’engagement de toujours. Son premier disque édité en France par « Le chant du Monde », gagne le grand prix de l’Académie Charles Cros.
Lorsque Daniel Viglietti est sur scène, il se donne au public avec sérieux et rigueur ; il n’a jamais de gestes démagogiques ou de recherche facile d’applaudissements, il est l’austérité même... Lui, sa guitare, sa voix et son message n’ont pas besoin de faux subterfuges. Il va à l’encontre de tous les mécanismes publicitaires de la société de consommation.
En 1984, Daniel Viglietti retourne vivre en Uruguay. Il a besoin de son pays, de son continent, de ses gens, comme on a besoin d’air pour vivre. « Je peux créer -dit-il- contre vents et marées, mais certainement pas contre la distance ». Son message fait de poésie et de musique attire toujours les foules : des jeunes et moins jeunes, une vraie mosaïque de tranches d’âge s’empresse de le rencontrer et de l’écouter.
Ce musicien fondamental de « notre Amérique » est le symbole de plusieurs générations, qui a dû vivre des transformations politiques très complexes, sans jamais trahir son engagement pour une société plus juste. Son chant rebelle interpelle le meilleur en chaque femme et en chaque homme pour la construction d’une Amérique Latine nouvelle, libre et indépendante, et d’un monde meilleur pour tous.
Daniel Viglietti a parcouru l’Amérique Latine toute entière pour soutenir les mouvements populaires et pour accompagner les peuples en lutte. Il a été l’un des premiers troubadours à chanter en hommage au Commandant Ernesto Che Guevara lors du Festival de la chanson de contestation de Casa de las Américas réalisé à La Havane en 1967. Récemment le 9 octobre 2017, il était aussi présent à Vallegrande (Bolivie) pour commémorer les 50 ans de l’assassinat d’Ernesto Che Guevara.
Le 30 octobre 2017, Daniel Viglietti à l’âge de 78 ans succombe à des complications lors d’une intervention chirurgicale. Ses chansons – de véritables bijoux poétiques – sont maintenant devenues éternelles. Il nous laisse 14 albums dont des chansons emblématiques comme : « A desalambrar », « Gurisito », « Canción para el hombre nuevo », « Canción para mi América », « Cruz de luz », « El Chueco Maciel »...
Daniel, l’artiste du peuple, l’être humain intègre, l’ami fidèle nous manque déjà... !
31 octobre 2017 » » https://www.facebook.com/CollectifALR/

URL de cet article 32504
https://www.legrandsoir.info/daniel-viglietti-chante-a-jamais-pour-une-nouvelle-humanite.html

Daniel Viglietti souligne l’œuvre révolutionnaire de Mario Benedetti

Le chanteur uruguayen Daniel Viglietti.

Por : Jorge Luna

Categorías : CULTURA GENERAL, ARTÍCULO

2015-09-17

Montevideo, (PL) « De Mario Benedetti j’ai reçu, sans me le proposer d’innombrables leçons d’éthique et d’esthétique », a déclaré le renommé chanteur uruguayen Daniel Viglietti.
Ami et collaborateur de l’auteur de La Tregua et Gracias por el fuego, parmi d’autres œuvres, il a dit que Benedetti (1920-2009), est « un exemple d’intellectuel révolutionnaire ».
Dans des déclarations exclusives à Prensa Latina à l’occasion du 95 anniversaire de la naissance du remarquable écrivain, poète et essayiste, Viglietti a souligné que son œuvre est un défi.
Pour les nouvelles générations des uruguayens, de latino-américains, l’œuvre de Mario, à travers tant de genres différents, continue à naître, et à nous défier à trouver des nouvelles interprétations de ce qu’il nous a laissé créé par sa plume, dit-il.
Benedetti a publié sept romans, le dernier d’entre eux a été Andamios (1996), 30 livres de poésie, 17 essais, 10 livres de contes, quatre pièces de théâtre et huit albums. L’œuvre d’un membre de la Generación del 45, avec plus de 80 livres, beaucoup d’entre eux traduits en vingt langues.
En 1978, Benedetti et Viglietti ont étrenné leur récital A dos voces au Mexique et, en 1985, ils l’ont présenté en Argentine et en Uruguay. Après ce succès, ils sont apparus sur nombreuses scènes du monde, avec des versets et des chansons engagées avec les peuples latino-américains.
En 1985, ce dialogue à deux voix fut édité sur un disque de vinyle, avec un second volume en 1987 et plusieurs rééditions à partir de 1994.
Après avoir partagé une époque très proche de Mario Benedetti, ayant travaillé avec lui dans nos récitals A dos voces, il a été pour moi une expérience intense de formation humaine et culturelle, a exprimé Viglietti.
Avoir été son ami, c’est un véritable privilège, a-t-il souligné.
Multidisciplinaire, Benedetti a travaillé sur des revues littéraires et politiques de l’Uruguay et à l’étranger, il a été académicien à l’Université de La República et un représentant du mouvement 26 mars au Bureau exécutif du Frente Amplio en 1971.
Après le coup d’Etat de 1973, il a du voyager en Argentine, puis au Pérou, Cuba et l’Espagne. Au total, il a vécu dix ans en exil (jusqu’en 1983), séparé de sa famille.
L’œuvre de Benedetti a été primée dans de nombreux pays. À la Havane, où il a travaillé à la Casa de las Américas, il reçut l’ordre Félix Varela et la médaille Haydee Santamaria, par le Conseil d’État de Cuba, entre autres hommages.
La Fondation Mario Benedetti célèbre sa date de naissance avec un événement public, où il sera annoncé le Prix International Mario Benedetti à la lutte pour les droits de l’homme et de la solidarité.

http://cubarte.cult.cu/fr/article/30770
Daniel Viglietti reçoit le carnet de Membre d’Honneur de l’UNEAC

Daniel Viglietti reçoit le carnet de Membre d’Honneur de l’UNEAC

Por : Adalys Pérez Suárez

Categorías : NOTICIA

2016-02-19

Le Dr Miguel Barnet, président de l’Union des Écrivains et des Artistes de Cuba (UNEAC), a remis le carnet de Membre d’Honneur de cette organisation au chanteur uruguayen Daniel Viglietti, présent à La Havane à l’occasion de la 25e Foire Internationale du Livre, dont son pays est l’Invité d’Honneur.
Miguel Barnet a souligné que la reconnaissance, conférée à d’éminentes personnalités cubaines et étrangères, lui est remise non seulement pour le talent et l’œuvre du chanteur sud-américain, mais aussi pour son amitié avec notre pays et sa révolution, avec laquelle il a toujours été solidaire.
Daniel Viglietti, pour sa part, a déclaré qu’il était reconnaissant de recevoir cette haute distinction à l’UNEAC, où a beaucoup de souvenirs ; le plus ancien étant de l’année 1972, quand, à l’occasion de la Rencontre de Musique Latino-américaine à La Havane, il a eu l’occasion de rencontrer Nicolás Guillén, de qui il avait musicalisé certains poèmes : « La révolution cubaine est toujours un exemple pour beaucoup d’entre nous, un moteur, au milieu des transformations, des recherches, des nouvelles confrontations, des nouvelles lectures de l’avenir, mais sans pour autant renoncer à certains préceptes très forts desquels nous avons essayer d’être fidèles et de rester – il est impossible de ne pas le mentionner – guevaristes ».
Il a également rappelé l’exemple de ses compatriotes Mario Benedetti et Eduardo Galeano, des grands amis de Cuba et de la révolution, et il a souligné son engagement d’être à la hauteur de la responsabilité et le défi que signifie de recevoir la condition de Membre d’Honneur d’une organisation dont font partie de prestigieuses personnalités de la culture.
La cérémonie, qui s’est tenue au siège de l’UNEAC, a réuni des représentants de l’Ambassade de la République Orientale d’Uruguay, de la délégation de ce pays à la 25e Foire Internationale du Livre, ainsi que des membres de la présidence et du secrétariat de l’organisation regroupant les artistes et les écrivains cubains.

http://cubarte.cult.cu/fr/article/37629

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