Festival international de l’humour
Accueil > Français > CULTURE GÉNÉRAL : REVUES, LIVRES, OPINION, MEMOIRE, CRITIQUE,CONVOCATIONS, (...) > Un hommage à l´homme qui portait sa veste sur les épaules

Un hommage à l´homme qui portait sa veste sur les épaules

mercredi 11 décembre 2013, par Roberto Miguel Torres Barbán

Un hommage à l´homme qui portait sa veste sur les épaules

Auteur : Roberto Miguel Torres Barbán

Source : www.granma.cu 13 , Décembre 2013

La journée de mercredi, le 11 décembre, de la 35e édition du Festival International du Nouveau Cinéma Latino-américain, a été celle dédiée à Alfredo (Guevara), bien que depuis le début de l´événement on évoque son fondateur et son principal protagoniste.

Dans le Pavillon Cuba, en plus de la projection habituelle de ses Dix Films Essentiels et la présentation des revues Cine Cubano et celle de la Fondation du Nouveau Cinéma Latino-américain - avec deux numéros dédiés à sa mémoire – a eu lieu la projection du documentaire Alfredo de cierta manera, y hasta cierto punto, ainsi que l´hommage de ses amis et de ses admirateurs, dont plusieurs des acteurs de la filmographie régional contemporaine et une grande partie de l´intelligentsia cubaine.

Dans la Salle Glauber Rocha étaient présents le président de la Casa de las Américas, Roberto Fernandez Retamar ; celui de l’Institut Cubain de l’Art et de l’Industrie Cinématographique (ICAIC), Roberto Smith ; les cinéastes Estela Bravo et Julio Garcia Espinosa ; ainsi que les intellectuels Carmen Castillo (Chili) et Geraldo Sarna (Brésil) ; parmi de nombreux autres.

La rencontre a débuté avec la projection d´une partie de la dernière entrevue audiovisuel - de huit heures – qu’il a accordé quelques jours avant sa mort, où le cinéaste Xavier de Antunhys évoque que dans le dialogue ne pouvait pas manquer une question posée par beaucoup sur la veste qu’Alfredo Guevara avait toujours sur les épaules. « Il m´a dit que cela était dû aux impositions du protocole. Je pouvais utilisé une guayabera (chemise cubaine typique), mais la première fois que j´en ai porté une et que je suis sorti dans la rue j’ai senti que j’avais oublié les maracas à la maison. C’est ainsi qu’a commencé sa relation avec le vêtement sous notre climat tropical ».

La table ronde a été dirigée par le directeur du Festival, Iván Giroud, lors de laquelle l’intellectuel européen Ignacio Ramonet a rappelé combien Alfredo l’a impressionné jusqu´à la fin de sa vie et il a demandé de ne pas perdre des espace pour évoquer « le moteur théorique de l´ICAIC et du nouveau cinéma latino-américain ».

Pour sa part, le cinéaste Manuel Perez Paredes a déclaré qu’à travers ses conversations on pouvait deviner que la principale préoccupation lors de ses dernières années de la vie était le présent et l´avenir de Cuba. En un tel sens, son ami, l´intellectuel Ricardo Alarcón, a déclaré que quand il est mort il avait confiance dans les nouvelles générations. « Il a fini sa vie avec des limitations physiques mais étant et se sentant entièrement jeune, car Alfredo n’avait pas la jeunesse dans le corps, mais dans l´âme. »

L’historien de La Havane, Eusebio Leal a souligné : « Alfredo était ainsi, spontané à l’extrême, d’une grande sincérité, un amoureux de la beauté avec d’incontrôlables soifs de conquête et bien sûr, de liberté », ajoutant qu’Alfredo Guevara est une personnalité indispensable de notre culture.

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0