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La ville de Shakespeare s’apprête à célébrer le 400e anniversaire de sa mort

lundi 22 février 2016, par Juliette Perrot, avec Loïc de La Mornais

La ville de Shakespeare s’apprête à célébrer le 400e anniversaire de sa mort

(source : steveevans.info)

La petite ville de Stratford-upon-Avon ne connaît pas le repos. Chaque jour, des bus remplis de touristes se rendent dans ce village où Shakespeare a vu le jour en 1564. A l’occasion du 400ème anniversaire de la mort du dramaturge en 2016, de nouveaux lieux emblématiques vont s’ajouter aux endroits que l’on peut déjà visiter aujourd’hui. Compte-rendu de notre visite sur place.

Il faut environ deux heures pour rallier Stratford-upon-Avon depuis Londres.

Première étape à notre arrivée : le Shakespeare Centre, qui accueille une exposition consacrée au dramaturge. Parmi les objets exposés se trouve un First Folio, c’est à dire une première compilation publiée des œuvres théâtrales de Shakespeare. Sans cet ouvrage, dont il existe 233 exemplaires dans le monde, de nombreuses pièces de théâtre seraient restées inconnues du public.

Nous nous rendons ensuite dans la maison natale de Shakespeare. Aucun document ne permet de connaître la date de naissance exacte du dramaturge, mais on suppose qu’il est né le 23 avril 1564 (à l’époque il était d’usage de baptiser un enfant 3 jours après sa naissance, or Shakespeare a été baptisé le 26 avril 1564).
La maison du dramaturge n’était pas qu’un lieu de vie pour la famille. Le père de William, John, a possédé une ganterie au rez-de-chaussé. Lorsque qu’il hérita de la propriété en 1601, son fils transforma pour sa part une partie de la maison en auberge.
Charles Dickens, John Keats, Walter Scott ou encore Thomas Hardy se sont tous rendus dans la maison en pèlerinage, sur les traces du dramaturge.

Notre prochaine étape nous mène vers un bâtiment en cours de rénovation. A l’occasion du 400ème anniversaire de la mort de Shakespeare en 2016, le Shakespeare Birthplace Trust, fondation pour le lieu de naissance de William Shakespeare, s’est lancé dans la création d’une nouvelle extension. Le but est d’attirer un public plus jeune, notamment grâce à un décor contemporain. Une place circulaire entourée d’arbres devrait voir le jour, dotée de plusieurs sculptures évoquant le monde de Shakespeare. Un bateau fera ainsi référence à la pièce de théâtre La Tempête, et plusieurs membres du personnel costumés seront présents pour expliquer à quoi chaque installation fait référence.

En 2016, un autre lieu devrait également ouvrir au public : l’école où a étudié Shakespeare. Cette dernière est encore utilisée aujourd’hui par l’établissement voisin, l’école King Edward VI. Après avoir monté les escaliers comme l’a fait Shakespeare lorsqu’il était enfant, les visiteurs pourront s’asseoir en classe pour assister à une leçon. Toujours dans la volonté de recréer l’atmosphère de l’époque Tudor, seule la lumière du jour sera utilisée dans la salle. Les jeunes visiteurs pourront s’adonner à des jeux en latin et s’initier au dialecte shakespearien.

L’église de la Sainte-Trinité, où est enterré le dramaturge, est notre prochaine étape. Sur la tombe de Shakespeare est inscrite la phrase suivante : “Mon ami, pour l’amour du Sauveur, abstiens-toi / De creuser la poussière déposée sur moi. / Béni soit l’homme qui épargnera ces pierres / Mais maudit soit celui violant mon ossuaire”. Cette menace du dramaturge est adressée à quiconque souhaiterait exhumer son corps, pratique qui était fréquente à l’époque.

Un projet d’ampleur devrait enfin voir le jour au Royal Shakespeare Theatre, où sont régulièrement jouées des pièces de Shakespeare. Le Songe d’une nuit d’été, comédie célèbre du dramaturge, fera en 2016 l’objet d’une tournée au Royaume-Uni. Dans une volonté de rendre le théâtre accessible à tout le monde, la Royal Shakespeare Company a décidé de faire participer à chaque représentation des acteurs de petites compagnies locales. A Stratford-upon-Avon, dans le même bâtiment que le théâtre, une nouvelle extension permettra aux visiteurs de pénétrer dans les coulisses des représentations. A l’aide d’écrans et d’accessoires, ils découvriront comment sont créés les effets spéciaux, les costumes et la musique. Ils pourront également se mettre dans la peau des acteurs et du metteur en scène.

Entre les lieux déjà existants et ceux qui ouvriront au public en 2016, Stratford-upon-Avon n’est pas prêt de voir son nombre de visiteurs diminuer. Plus de 800 000 personnes s’y rendent déjà chaque année pour découvrir les différents endroits emblématiques associés à Shakespeare. Dans les rues de la ville, le dramaturge est partout. Les produits dérivés sont omniprésents, et les lieux à visiter pour la majorité payants (y compris la tombe de Shakespeare). Sur place, nous avons trouvés que tout cela devenait parfois un peu pesant. Au détour d’une rue, nous sommes ainsi tombés sur un pub proposant de la Shakesbeer... de quoi faire retourner le dramaturge dans sa tombe !

A noter que l’affluence de touristes à Stratford-upon-Avon agaçait déjà il y a plusieurs siècles. En 1759, le révérend Francis Gastrell décida ainsi de démolir la maison du dramaturge dont il était propriétaire, excédé par le succès touristique du lieu !

Juliette Perrot, avec Loïc de La Mornais

Publié par Bureau de Londres

http://culturebox.francetvinfo.fr/london-box/2015/05/11/la-ville-de-shakespeare-sapprete-a-feter-le-400eme-anniversaire-de-la-mort-du-dramaturge.html

(source : steveevans.info)

La petite ville de Stratford-upon-Avon ne connaît pas le repos. Chaque jour, des bus remplis de touristes se rendent dans ce village où Shakespeare a vu le jour en 1564. A l’occasion du 400ème anniversaire de la mort du dramaturge en 2016, de nouveaux lieux emblématiques vont s’ajouter aux endroits que l’on peut déjà visiter aujourd’hui. Compte-rendu de notre visite sur place.

Il faut environ deux heures pour rallier Stratford-upon-Avon depuis Londres.

Première étape à notre arrivée : le Shakespeare Centre, qui accueille une exposition consacrée au dramaturge. Parmi les objets exposés se trouve un First Folio, c’est à dire une première compilation publiée des œuvres théâtrales de Shakespeare. Sans cet ouvrage, dont il existe 233 exemplaires dans le monde, de nombreuses pièces de théâtre seraient restées inconnues du public.

Nous nous rendons ensuite dans la maison natale de Shakespeare. Aucun document ne permet de connaître la date de naissance exacte du dramaturge, mais on suppose qu’il est né le 23 avril 1564 (à l’époque il était d’usage de baptiser un enfant 3 jours après sa naissance, or Shakespeare a été baptisé le 26 avril 1564).
La maison du dramaturge n’était pas qu’un lieu de vie pour la famille. Le père de William, John, a possédé une ganterie au rez-de-chaussé. Lorsque qu’il hérita de la propriété en 1601, son fils transforma pour sa part une partie de la maison en auberge.
Charles Dickens, John Keats, Walter Scott ou encore Thomas Hardy se sont tous rendus dans la maison en pèlerinage, sur les traces du dramaturge.

Notre prochaine étape nous mène vers un bâtiment en cours de rénovation. A l’occasion du 400ème anniversaire de la mort de Shakespeare en 2016, le Shakespeare Birthplace Trust, fondation pour le lieu de naissance de William Shakespeare, s’est lancé dans la création d’une nouvelle extension. Le but est d’attirer un public plus jeune, notamment grâce à un décor contemporain. Une place circulaire entourée d’arbres devrait voir le jour, dotée de plusieurs sculptures évoquant le monde de Shakespeare. Un bateau fera ainsi référence à la pièce de théâtre La Tempête, et plusieurs membres du personnel costumés seront présents pour expliquer à quoi chaque installation fait référence.

En 2016, un autre lieu devrait également ouvrir au public : l’école où a étudié Shakespeare. Cette dernière est encore utilisée aujourd’hui par l’établissement voisin, l’école King Edward VI. Après avoir monté les escaliers comme l’a fait Shakespeare lorsqu’il était enfant, les visiteurs pourront s’asseoir en classe pour assister à une leçon. Toujours dans la volonté de recréer l’atmosphère de l’époque Tudor, seule la lumière du jour sera utilisée dans la salle. Les jeunes visiteurs pourront s’adonner à des jeux en latin et s’initier au dialecte shakespearien.

L’église de la Sainte-Trinité, où est enterré le dramaturge, est notre prochaine étape. Sur la tombe de Shakespeare est inscrite la phrase suivante : “Mon ami, pour l’amour du Sauveur, abstiens-toi / De creuser la poussière déposée sur moi. / Béni soit l’homme qui épargnera ces pierres / Mais maudit soit celui violant mon ossuaire”. Cette menace du dramaturge est adressée à quiconque souhaiterait exhumer son corps, pratique qui était fréquente à l’époque.

Un projet d’ampleur devrait enfin voir le jour au Royal Shakespeare Theatre, où sont régulièrement jouées des pièces de Shakespeare. Le Songe d’une nuit d’été, comédie célèbre du dramaturge, fera en 2016 l’objet d’une tournée au Royaume-Uni. Dans une volonté de rendre le théâtre accessible à tout le monde, la Royal Shakespeare Company a décidé de faire participer à chaque représentation des acteurs de petites compagnies locales. A Stratford-upon-Avon, dans le même bâtiment que le théâtre, une nouvelle extension permettra aux visiteurs de pénétrer dans les coulisses des représentations. A l’aide d’écrans et d’accessoires, ils découvriront comment sont créés les effets spéciaux, les costumes et la musique. Ils pourront également se mettre dans la peau des acteurs et du metteur en scène.

Entre les lieux déjà existants et ceux qui ouvriront au public en 2016, Stratford-upon-Avon n’est pas prêt de voir son nombre de visiteurs diminuer. Plus de 800 000 personnes s’y rendent déjà chaque année pour découvrir les différents endroits emblématiques associés à Shakespeare. Dans les rues de la ville, le dramaturge est partout. Les produits dérivés sont omniprésents, et les lieux à visiter pour la majorité payants (y compris la tombe de Shakespeare). Sur place, nous avons trouvés que tout cela devenait parfois un peu pesant. Au détour d’une rue, nous sommes ainsi tombés sur un pub proposant de la Shakesbeer... de quoi faire retourner le dramaturge dans sa tombe !

A noter que l’affluence de touristes à Stratford-upon-Avon agaçait déjà il y a plusieurs siècles. En 1759, le révérend Francis Gastrell décida ainsi de démolir la maison du dramaturge dont il était propriétaire, excédé par le succès touristique du lieu !

Juliette Perrot, avec Loïc de La Mornais

Publié par Bureau de Londres

http://culturebox.francetvinfo.fr/london-box/2015/05/11/la-ville-de-shakespeare-sapprete-a-feter-le-400eme-anniversaire-de-la-mort-du-dramaturge.html

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