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Genève/ ING- Conférence : Grande Guerre et grandes vacances- Février 27 2018 -18h30

vendredi 23 février 2018, par Institut National Genevois /section Beaux-Arts, Musique et Lettres

Genève/ ING- Conférence : Grande Guerre et grandes vacances- Février 27 2018 -18h30

Institut National Genevois
Rue Jean-François Bartholoni 6,
1204 Genève

Organisé par la section Beaux-Arts, Musique et Lettres
Mardi 27 février 2018 à 18h30
INGE Rue Bartholoni 6
1er étage Théâtre les Salons
Soirée publique et gratuite
Dans le cadre du cycle « 1918-2018 Le Grand Chambardement »

Conférence de Antoine Compagnon, Professeur de Littérature française moderne et contemporaine au Collège de France

« Quatre ans de grandes vacances », ainsi Raymond Radiguet qualifiera, en 1923, ses années de guerre dans Le Diable au corps, récit d’une liaison entre un adolescent et la jeune femme d’un soldat retenu au front. Ses camarades de son âge, épargnés par la conscription, garderaient de cette époque, disait-il, « un souvenir qui n’est pas celui de leurs aînés ». Pourtant, une fois que le rythme ordinaire de la guerre fut devenu celui de longues journées d’attentes désœuvrées et monotones (au repos, au cantonnement, mais aussi dans les tranchées), interrompues par de rares actions précipitées (et désastreuses), la nouvelle routine, trois ou quatre jours en première ligne suivis, normalement, d’une période de repos à l’arrière-front, représentait pour des travailleurs invétérés une libération imprévue et déroutante des contraintes du labeur journalier. La guerre, c’est beaucoup d’attente, beaucoup d’ennui, et peu d’action. D’où le sentiment, chez les poilus, de vivre un temps de vacances. Pour beaucoup de jeunes Français, la guerre a été la découverte du loisir : lecture, cinéma aux armées, football, toutes activités encouragées pour maintenir le moral.

http://inge.ch/evenements/grande-guerre-grandes-vacances/

À propos du conférencier :

Antoine Compagnon

Professeur de Littérature française moderne et contemporaine au Collège de France
Né le 20 juillet 1950 à Bruxelles, est un historien de la littérature française.

Spécialiste notamment de Marcel Proust, il mène plusieurs carrières dont celle d’enseignant, de romancier et de critique littéraire. Il est professeur au Collège de France.

Fils du général Jean Compagnon et de Jacqueline Terlinden, Antoine Compagnon a quatre sœurs et un frère.

Il achève ses études secondaires au Prytanée national militaire de La Flèche, puis entre à l’École polytechnique (promotion 1970) et devient ingénieur des ponts et chaussées.

Il s’oriente ensuite vers une carrière littéraire en devenant pensionnaire de la Fondation Thiers et attaché de recherche au CNRS en linguistique et littérature françaises (1975-1978).

Docteur en littérature française en 1977, il enseigne à l’École polytechnique dans le département « Humanités et sciences sociales » (1978-1985), à l’Institut français du Royaume-Uni à Londres (1980-1981), et devient maître de conférences à l’université de Rouen en 1981. Docteur d’État ès lettres en 1985, il part comme professeur à l’université Columbia à New York, où il sera nommé Blanche W. Knopf Professor of French and Comparative Literature en 1991. En France, il est professeur à l’université du Maine (1989-1990), puis à l’université Paris IV-Sorbonne (1994-2006).

Depuis 2006, il occupe au Collège de France la chaire de « Littérature française moderne et contemporaine : histoire, critique, théorie ». Il fait partie, entre 2006 et 2011, du Haut Conseil de l’éducation et, entre 2006 et 2013, du Haut Conseil de la science et de la technologie.

Pendant l’été 2012, il propose une chronique quotidienne sur France Inter sous le titre Un été avec Montaigne accompagnée des lectures du comédien Daniel Mesguich. Cette chronique donnera lieu à la publication d’un ouvrage qui constituera un grand succès de librairie de l’été suivant2. Il revient sur cette station dans le cadre de la grille d’été 2014 afin d’assurer une chronique intitulée Un été avec Baudelaire.

En 2014, ses propos sur la féminisation de l’enseignement (« La féminisation massive de ce métier a achevé de le déclasser, c’est d’ailleurs ce qui est en train de se passer pour la magistrature ») lui ont valu de vives réactions dans les médias. Il s’en est expliqué peu après.

Il a reçu une bourse Guggenheim en 1988 et le prix Claude Lévi-Strauss de l’Académie des sciences morales et politiques en 2011.

Il est docteur honoris causa du King’s College de Londres, en 2010, de HEC Paris en 2012 et de l’Université de Liège en 2013.

Il est membre (fellow) de l’Académie américaine des arts et des sciences (1997), de l’Academia Europaea (2006), correspondant (corresponding fellow) de la British Academy (2009).

Candidat à l’Académie française au fauteuil de Pierre-Jean Rémy (élection du 13 juin 2013), il obtient dix puis sept voix ; c’est Xavier Darcos qui est élu.

Ci-joint affiche

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