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MÉMOIRE/ LE DERNIER SCÉNARISTE DE « MARTINE » EST DÉCÉDÉ À 55 ANS Jean-Louis Marlier,

vendredi 8 mars 2019, par MICHEL PRALONG/lematin.ch

LE DERNIER SCÉNARISTE DE « MARTINE » EST DÉCÉDÉ À 55 ANS
Jean-Louis Marlier, fils du dessinateur de la célèbre héroïne, avait repris le flambeau en 1997, jusqu’à la fin de la série en 2011.

Entre 1954 et 2011, Martine a connu 60 aventures, dessinées par Marcel Marlier et scénarisées par Gilbert Delahaye puis Jean-Louis Marlier. Image : Ed. Casterman

MICHEL PRALONG

06.03.2019

SOURCE : HTTPS ://WWW.LEMATIN.CH/LOISIRS/DERNIER-SCENARISTE-MARTINE-DECEDE-55-ANS/STORY/27637113

Elle en a fait des choses dans sa vie, Martine. Elle a fêté son anniversaire, elle est allée à l’hôpital, à la montagne, à l’école. Mais aujourd’hui, Martine pleure. Jean-Louis Marlier, son dernier scénariste, s’est éteint à 55 ans des suites d’une fulgurante maladie, jeudi dernier en Chine d’où est originaire son épouse.
Il était le fils de Marcel Marlier, l’illustrateur de la célèbre série de livres pour enfants. Mais c’est Gilbert Delahaye qui a créé les histoires de la fillette. En 1954, le directeur des éditions Casterman où il travaille lui demande d’imaginer les aventures d’une petite fille, les histoires habituellement publiées s’adressant jusqu’alors essentiellement aux garçons. C’est ainsi qu’à 30 ans Delahaye imagine le personnage de Martine, dont l’illustration sera confiée à Marcel Marlier, jeune dessinateur de 23 ans. Leur premier livre, « Martine à la ferme », connaît un succès immédiat qui ne se démentira jamais.

À la mort de Gilbert Delahaye en 1997, le fils cadet du dessinateur, Jean-Louis Marlier, prend le relais. Il signera plus d’une dizaine d’albums (en laissant toutefois le nom de Delahaye et non le sien en couverture) jusqu’à la disparition de son père en 2011, à l’âge de 81 ans. De lui, il disait : « L’un des fondements de son talent, ce sont les milliers d’heures passées à observer et comprendre la poésie des courbes et des lignes, de l’attache d’un muscle, le pourquoi de la distinction d’un port de tête, puis toutes autres choses que son crayon fera un jour vivre sur le papier. Un simple pissenlit possède des tensions intérieures qui lui sont propres ; prendre le temps ou non de comprendre cela vous fait dessiner une plante pleine de grandeur ou une laitue mollassonne. »

- 110 millions d’exemplaires vendus

La série « Martine » n’a pas connu de nouveauté depuis le décès de son dessinateur, mais les anciens albums sont toujours publiés. Et Jean-Louis Marlier a tout fait pour que cette oeuvre continue de rayonner, s’investissant dans les expositions, les nouvelles éditions et sur un long-métrage en cours de réalisation.
Selon les éditions Casterman, 70 millions d’exemplaires des 60 albums parus de Martine ont été vendus en langue française et 40 millions en langues étrangères. Destinées aux 5-8 ans, ces histoires crées à Tournai, en Belgique, sont actuellement disponibles dans 15 autres pays où l’héroïne a parfois changé de prénom et s’appelle Tiny, Maja, Zana, Debbie, Aysegul ou Marika. Depuis quelques années, la Chine est devenu le plus grand marché étranger des albums de Martine. Dommage que les auteurs n’aient jamais écrit un « Martine en Chine ».

(Le Matin)

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