Festival international de l’humour
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Plutôt gueuler !

samedi 7 janvier 2012, par Clément Ghys Paris

A 52 ans, Lydia Lunch est une figure de l’underground new-yorkais. Féministe, écrivaine, elle continue de haranguer le monde
« Lydia Lunch ? Tu vas faire la fameuse Lydia Lunch ? »
A l’écoute des réactions qui précèdent la rencontre, on peut dire qu’on a été prévenu : l’intéressée du jour a une réputation sulfureuse. Que ceux qui ignoraient jusqu’ici l’existence de cette Américaine de 52 ans se rassurent : Lydia Lunch n’est pas connue. Elle est plutôt reconnue. L’aura qui l’entoure tient paradoxalement au fait qu’elle n’a jamais brillé par son appétence à la célébrité ou à la reconnaissance mainstream.
Mais alors, c’est qui ? Une chanteuse, figure de la scène No Wave new-yorkaise des années 70, ce qui explose tous les records de l’undergroundomètre, une militante politique, une écrivaine, une performeuse. Le fait qu’elle ait traversé quelques décennies de marginalité outre-Atlantique lui valant en Europe respect et légitimité. Et si c’était ça une icône ? Avec notre goût pour la nostalgie, on part interviewer Madame Lunch dans l’espoir qu’elle nous replongera dans le New York chic et choc, dans l’ambiance des clubs alternatifs de l’époque.
Les espoirs sont vite déçus. Au lieu de la star déchue de Sunset Boulevard, c’est Arletty. Juchée sur des talons, petite, rondelette, habillée goth, une voluptueuse poitrine et les yeux outrageusement maquillés, Lydia Lunch se tient droite dans cette rue de la Rive gauche. Elle commente le physique des passants masculins, se moque des retraitées assises en terrasse et invective tout le monde, serveurs, attachée de presse et journalistes. Surtout, elle gueule.

(...)

ci-joint texte complet

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